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dimanche, 31 juillet 2005
EXPOSE SUR LE LIVRE DE COLOSSIENS
EGLISE EVANGELIQUE FOURSQUARE DE CÔTE D’IVOIRE.
PRESENTE PAR L’EVANGELISTE VINCENT DEPAUL GNAHORE.
Prophète Abed-Nego
Docteur Ake GuichardRemerciements
Je veux rendre grâce au Dieu tout puissant qui m’a appelé dans son Amour à le servir. Que son nom soit béni, lui qui m’a non seulement sauvé mais m’a choisi, pour annoncer au monde le message du salut en Jésus-Christ. A lui soit la gloire et l’honneur aux siècles des siècles ! Je remercie particulièrement mon épouse qui m’a aidé dans la saisie du texte. Toute ma gratitude, au Président Gnépé Marius et son épouse, au Secrétaire Couessan Brice et son épouse, à mon père spirituel dans le Ministère le Missionnaire Alladja et son épouse, au Pasteur Ouaga Richard et son épouse, aux pasteurs Aké et leurs épouses, au pasteur Mesmer et son épouse, au pasteur Prophète Abed-Nego, mon président de district et son épouse, au pasteur Tchoumou et son épouse, à l’évangéliste Dingui Roger, à l’évangéliste Kakou Théophile, au prophète Gnoupalé, au pasteur Ahi Parfait et leurs épouses, qui nous ont encadré et nous ont adopté à l’Eglise Foursquare côte d’ivoire, pour qu’aujourd’hui nous soyons candidats au test de consécration.
A Mme Bity et son mari, à Mme Oula et son mari, toute ma reconnaissance. A ma fille Tatiana Oula, à mon église et à tous les fidèles qui m’ont soutenu, mes sincères remerciements !
Introduction
Mais qu’est-ce qu’une épître ? Pourquoi cette forme d’écrit pour que Paul s’en serve pour s’adresser aux églises ? Une épître, c'est une espèce particulière d'écrit. Ce n'est pas qu'entre une épître, une lettre et un autre écrit il y ait toujours une grande différence. Dans un sens, un livre même est une lettre adressée au public. Il est admis, en général, qu'une lettre n'est pas un écrit qui s'adresse à tout le monde.
La troisième partie, est une étude comparative de la doctrine de Christ et des faux docteurs.
La quatrième partie, est une exhortation adressée aux croyants. Elle comprend le chapitre (3 :1-17) La cinquième partie, qui comprend le chapitre 3 et 4, traite de la famille chrétienne et enfin la conclusion de l’épître (v.7 à 18)Première partie :
I.1 Adresses et action de grâce
Dans cette introduction en effet, apparaît l’assemblée à laquelle l’épître est adressée c’est à dire l’église de colosse. Ville de l’Asie Mineure, située à environ 160 km à l’est d’Éphèse, célèbre par le caractère voluptueux et les moeurs molles et relâchées de ses habitants. Elle fut, un des premiers sols de l'antiquité chrétienne où s'imprimèrent les pas des apôtres et où brilla le flambeau de l'Evangile. Soulignons que cette lettre s'adresse à une assemblée que Paul n'avait jamais visitée (ch. 2 v. 1). En réalité Colosses semble avoir reçu l'évangile par le moyen d'Épaphras disciple et fidèle compagnon de Paul (Colossiens 1.7).
Nous comprenons donc les raisons pour lesquelles la signature de l’épître est évocatrice. ‘’Apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu’’, non seulement pour les colossiens qui n’avaient jamais vu l’apôtre, pour qu’il sachent que c’est Dieu lui-même qui a fait de Paul, un apôtre, mais, il s'avertit lui-même que, apôtre par la volonté de Dieu, il ne peut parler et agir que selon la volonté de Dieu. Paul ajoute à son nom celui d'un autre ministre de l'Evangile : Timothée. Dans plusieurs de ses épîtres Paul ajoute à son nom celui de quelque autre apôtre : dans la première épître aux Corinthiens c'est Paul et Sosthène. Nous reconnaissons ici l'esprit de la primitive Eglise et la trace des préceptes de notre Seigneur Jésus-Christ lui-même qui, lorsqu'il envoya ses disciples pour la première fois dans les villes de la Judée, les y envoya deux à deux. Cette épître est pourtant de Paul, c'est sa propre pensée qu'il exprime et plusieurs fois il parlera de lui et non plus de Timothée. Pourquoi le nomme-t-il au commencement ? Son but est de montrer aux Colossiens qu'il n'est pas seul, que, tout fortifié qu'il est par son Dieu, il croit utile de s'associer quelqu'un dans son enseignement.
Ce sont donc deux ministres de Jésus-Christ qui rendent le même témoignage. Il semble que cela ait été aussi dans l'esprit de l'oeuvre du ministère évangélique de l'Eglise primitive d'obéir à la parole antique : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Genèse 2.18). Ce sentiment les portait vers Dieu, mais aussi les disposait à s'appuyer les uns sur les autres. Ils sentaient le besoin les uns des autres, et d'ailleurs ils sentaient qu'il ne fallait pas être seul pour régler de grands intérêts, pour diriger des amis, pour exercer un grand pouvoir.
Ajoutons que c’est pendant son premier emprisonnement à Rome que Paul écrivit l’Epître aux Colossiens, de même que celles aux Éphésiens et aux Philippiens. Pour mieux analyser cette introduction, nous pouvons la diviser en deux parties. La première partie (Ch1v1-8), il s’agit des salutations apostoliques et les recommandations de l’apôtre. De sa prison, où il y est dans les chaînes, il adresse des salutations chaleureuses aux fidèles croyants de colosses. En effet selon son habitude, l'apôtre relève d'abord tout le bien possible chez les croyants auxquels il écrit. C’est dans cette optique que Paul salue ‘’les saints et les fidèles frères’’ qui sont à Colosse.
Cette expression ’’saints et fidèles frères’’ ne faisait que refléter ce qu’étaient réellement les chrétiens de colosses. Ce n’était pas des termes flatteurs. Le terme ‘’saint’’ désigne, ceux qui sont attachés à Christ. Toutefois, il ne faut pas se tromper sur le sens du mot ‘’saint’’. Paul ne dit pas que tous ceux qu'il appelle saint ont une égale sainteté ; mais tous ont été mis à part dans le même sens que l'étaient les vases du tabernacle ; ils sont saints de vocation, c'est-à-dire appelés à être saints ; et ils le sont aussi jusqu'à un certain point de vie et d'action.
Quant au mot ‘’fidèle’’ il signifie croyants. C’est pour ces croyants, que Paul, rend grâce à Dieu et leur rend hommage pour le témoignage qu’il a reçu d’eux. Ce témoignage rendu aux colossiens, fait état de leur foi et de leur amour pour les saints. En effet cette ville s'était distinguée de bonne heure par sa piété et la pratique des vertus chrétiennes (Colossiens 1.3-8 ; 2.5). C'est ce qui l'honore parmi les villes à qui l'apôtre a adressé des lettres car, du reste, elle était moins considérable et elle est moins célèbre que beaucoup d'autres Eglises, moins connue qu'aucune de celles auxquelles saint Paul a écrit.
Mais devant le témoignage qu’il a reçu d’Epaphras au sujet de l’église de colosse, il ne pouvait s’empêcher de les féliciter sincèrement. Une telle introduction, si nous considérons toute l’épître, est pertinente, surtout qu’elle est inspirée par le Saint-Esprit. En réalité, en tant que leader, en tant que bergers, qui ont à leur charge des fidèles à encadrer et à conduire dans les voies du Seigneur, la méthode paulinienne doit nous inspirer. Aussi avant toutes choses, même s’il était question de censurer, de discipliner, reprendre un fidèle pour une faute commise, il est important de reconnaître les acquis de l’œuvre que l’évangile a opéré dans la vie de celui ou ceux à qui nous nous adressons.
C’est pourquoi, avant toutes choses la salutation de Paul est un souhait, comme toute salutation : saluer c'est souhaiter le salut du corps et de l'âme. Il y a toujours un voeu. Le souhait de Paul à ses amis c'est ‘’grâce et paix’’. La grâce, c'est-à-dire la bienveillance divine dans toutes ses manifestations, voilà ce qu'il faut souhaiter aux hommes avant tout, car hors de là il n'y a aucun bien. Il n'y a de vrai bien que le bien suprême et le bien suprême c'est la bienveillance de Dieu. Quiconque souhaite à ses amis, autre chose que la grâce de Dieu ne sait pas ce qu'il souhaite ; il leur souhaite peut-être du mal.
Quelle était la vie passée des colossiens ? Une telle question, pourrait nous aider à mieux apprécier le témoignage que Paul rend aux colossiens, toutefois, nous ne pouvons avec exactitudes dire, comment chaque colossiens a vécu avant sa conversion au Christ, néanmoins ce qui retiendra notre attention, c’est le fruit qu’a produit l’évangile qui leur a été annoncé. En eux les paroles de Paul devenaient effectives : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. » (2cor5 :17) Les colossiens, doivent nous inspirer, l’évangile qu’ils ont reçu, n’étaient pas de simples paroles qu’ils ont entendu, mais l’expression d’une communion véritable avec le Christ vivant, car nous nous portons véritablement des fruits, dans la mesure où sommes unis au Seigneur (jn15 :1).
I.2 La prière de Paul pour l’église de colosse ou Christ, salut de Dieu pour le monde.
Précisons que cette sagesse, ne va pas sans la crainte de Dieu. D’ailleurs la crainte de Dieu est le commencement de la sagesse. Nous comprenons bien pourquoi Paul relie la sagesse, et l’intelligence spirituelle (pour lesquelles il prie le Seigneur), au fait de « marcher d'une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes oeuvres et croissant par la connaissance de Dieu ». (Col 1 :10)
En tant qu’étranger nous étions privé des promesses de Dieu, de toutes les bénédictions du Seigneur. Mais en Christ nous avons maintenant part à ‘’l’héritage de saints dans la lumière’’ c'est-à-dire, nous avons part à l’héritage dont à part tous ceux qui croient en Christ. Un héritage, qu’il réserve aux saints (Eph 1 :18) l’héritage de la vie éternelle, « un héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux » (1 Pierre 1 :14)
I-3 Christ le mystère de Dieu
Deuxième partie : La gloire de la personne et de l’œuvre de Christ.
La doctrine est très importante, raison pour laquelle Paul dans ce chapitre défend cette doctrine sur la personne de Christ. En effet Paul tient à faire la lumière sur cette doctrine à cause des fausses doctrines auxquelles étaient exposés les colossiens et qui pouvaient détruire leur foi. Des doctrines dans le passé comme aujourd’hui ont quelque fois présentés Christ soit comme une créature de Dieu soit comme un simple envoyé de Dieu.
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